L'impact néfaste de l'industrie textile étrangère

Effondrement du Rana Plaza, Bangladesh

De l’urgence de relocaliser nos savoir-faire

Relocaliser l’industrie textile comporte de nombreux enjeux pour l’Homme, l’environnement, mais aussi pour la santé économique de notre territoire.

Sauver des vies dans l'industrie textile  

Relocaliser et consommer français pour sauver des vies

Bon nombre ont été marqués par l’effondrement du Rana Plaza à Dacca, au Bangladesh, en avril 2013. Cet immeuble de confection textile habritait près de 3 900 personnes le jour de l’accident. Autant de travailleurs qui risquaient leur vie chaque jour, dans un bâtiment de neuf étages dont la construction avait été bâclée pour répondre à une demande toujours plus pressante des industriels internationaux du textile.

On estime que 80% des exportations du Bangladesh sont d’ailleurs réservées à cette industrie, connue pour ses dérives en termes de droit de l’homme et de l’enfant dans ses nombreuses usines en Asie.

Préserver l'environnement grâce à une industrie textile propre

Relocaliser pour sauver la planète

En plus d’être meurtrière, l’industrie textile étrangère se montre particulièrement nocive pour l’environnement. On estime qu’elle est responsable à hauteur de 20% de la pollution des eaux mondiales: en cause, notamment, le déversement dans les cours d’eau, de produits chimiques et eaux usées issus des divers procédés industriels de fabrication du textile. 

Concernant l’empreinte carbone des textiles, et outre le besoin de les acheminer en Europe, les phases industrielles de fabrication du tissu sont également très polluantes: ainsi, la filature, le tissage, et l’ennoblissement représentent 70% de l’emprunte carbone d’un textile produit en dehors de notre territoire national.

Un chiffre qui ne peut qu’inciter à réfléchir, lorsqu’il est mis en corrélation avec le récent constat du GIEC: l’humanité dispose de trois ans pour inverser la courbe des émissions de gaz à effet de serre et ainsi espérer conserver une planète “vivable”.

Conserver et faire perdurer notre tissu économique

Relocaliser pour sauver nos emplois

La filière textile française a connu une crise sans précédent et tente de se reconstruire. Aussi, un récent rapport a mis en lumière un chiffre édifiant : si chaque français achetait au moins un produit issu de l’industrie textile française par an, alors près de 4 400 emplois pourraient être crées et ainsi faire perdurer le savoir-faire textile français.

Heureusement, une prise de conscience s’opère peu à peu sur le bienfondé et l’utilité du Made in France : en plus d’avoir à respecter les réglementations liées aux conditions de travail des salariés, l’industrie textile française doit se soumettre à des normes environnementales particulièrement strictes. Qui plus est créatrice d’emploi, son retour sur notre sol représente une réelle opportunité de ne pas reproduire les erreurs du passé et de faire mieux, en conscience.

Confectionné en France ne veut pas dire "Made in France " !

On dit d’un textile qu’il est “Made in France” lorsque l’ennoblissement (comprenez la teinture) est réalisé sur notre territoire.


Si la confection en France garantit des conditions de travail très réglementées, demandez-vous où sont réalisées les phases de tissage et d’ennoblissement : faites sur notre territoire, elles sont soumises à des normes environnementales strictes, contrairement au tissu d’import.


Soyez donc vigilant, certains adorent les jeux de mots !